lundi 26 avril 2010

Roadtrip dans les highlands : Part2: Le Ross Ouest

Deuxième jour du road trip dans le Ross occidental. Cette fois ci, on va s’attaquer à la partie ouest du Ross. Départ de Carbisdale vers 9h15 après un petit dej servi au château dont nous avons pu profiter…seuls… Avant de se mettre en route un petit passage à la pompe avec des prix tout à fait prohibitifs. On frôle le 1£30 le litre de diesel, une fois la conversion £/€ effectuée on ne peut s’empêcher de verser une petite larme, surtout quand sa carte bleue prise spécialement pour le voyage décide de ne pas fonctionner (j’y reviendrai)… Retour sur la route de la veille en direction d’Ullapool, nous retrouvons donc notre loch Glascarnoch et son barrage.

Arrivé au croisement attendu nous bifurquons en direction Gairloch. Le premier objectif du jour était de ne pas manquer les Falls of Measach situées dans une crevasse de la gorge de Corrieshalloch. Dès la bifurcation prise un petit renfoncement et les quelques voitures sur le côté nous indiquent la présence d’un point de vue intéressant. Effectivement l’aire de repos nous ouvre l’accès sur ces fameuses chutes. On se retrouve rapidement sur un pont suspendu au dessus d’un gouffre d’une cinquantaine de mètre de profondeur. Pour ne rien arranger au vertige de Céline, les panneaux insistant sur le danger du coin et sur l’impossibilité de monter à plus de 6 personnes sur le pont sont légions. En effet le pont n’est tenu que par quelques cables d’acier et bouge au moindre coup de vent. Céline a d’ailleurs eu la mauvaise idée de courir sur le pont pour fuir ce qui n’a fait qu’accentuer le balancement du pont, me laissant en plein milieu avec le cerveau tentant de faire la mise au point. Le décor en lui-même est grandiose, la chute est monumentale et se situe dans une petite crevasse d’une poignée de mètres de largeurs. On suit ensuite un petit sentier nous emmenant sur une passerelle  servant de point du vue un peu excentré sur la chute. Une fois de plus les panneaux avec leurs bonhommes faisant une chute et ceux indiquant qu’être plus de 6 sur le pont est du suicide sont la pour nous rassurer. La vue vaut cependant assez largement le coup et on en profite pour prendre un paquet de photos. Ceci dit le soleil a décidé une fois de plus de jouer à cache cache et alors qu’il brillait assez généreusement lors de notre départ de Carbisdale revoilà le plafond gris que nous avions hier, et avec lui une température beaucoup moins clémente. On décide donc de ne pas s’attarder et de nous remettre en route.

Nous longeons donc le Loch Broom en direction de Gruinard Bay et de sa fameuse île. En chemin nous nous retrouvons au pied d’une montagne (An Teallach 1062m) et croisons quelques bouquetins sur le bord de la route. C’est toujours surprenant et je n’en avais pas parlé hier mais le nombre de bestiaux allongés au milieu de la route est prodigieux. Hier je manquais d’écraser des moutons à la pelle, aujourd’hui en plus des innombrables moutons nous voilà avec des bouquetins.

Plus tard nous nous retrouverons d’ailleurs avec des taureaux des highlands (les chevelus) sur le bord de la route et laissez moi vous dire que vu la taille des cornes de la bête on n’a pas spécialement envie de s’éterniser, on sait jamais si la bête a une folle envie de s’essuyer les cornes sur la voitures de location. Bref revenons à nos moutons ou à nos bouquetins et poursuivons notre route vers Gruinard. Gruinard pour ceux qui ne le saurait pas (et je ne peux pas leur en vouloir je n’en avais aucune idée non plus) est une île qui a été le lieu des tests d’armes bactériologiques pendant la 2eme guerre mondiale. Je vous renvoie à l’article wikipedia sur la question mais sachez juste qu’on y a balancé une bombe pleine de baciles de la maladie du charbon et qu’après avoir constaté que tous les moutons aux alentours était mort, on a du la décontaminer à coup de formol. Encore une preuve de la connerie humaine dans toute la splendeur. C’est d’autant plus stupéfiant qu’il a fallu plus de 40 ans avant que l’île ne fasse plus l’objet d’une interdiction de pénétrée et ce, alors que des maisons sont juste au bord de la mer, à quelques kilomètres seulement de l’île. Je suppose que le nombre de bébé à quatre bras dans cette ville a su battre tous les records. Navrant.

Après ce cours d’histoire retournons donc dans les highlands et reprenons la route pour Gairloch. J’ai alors la joie de retrouver mon paysage d’hier, ou plutôt l’absence de paysage. Heureusement nous longeons très rapidement la côte ce qui rends les quelque kilomètres plus agréables à parcourir. Nous arrivons donc rapidement à Gairloch une fois de plus décrit comme un « centre de vacances et village typique » dans notre guide. Certainement…. Mais alors en été…. A notre arrivée RIEN d’ouvert, le néant, juste une superette et une espèce de bouiboui affreux donc l’odeur de poisson pourri nous a vite fait fuir. Retour à la superette pour essayer d’acheter à manger. Tentative de retrait d’argent, ma carte ne fonctionne toujours pas. Devant prendre un hôtel le soir même je commence à sérieusement m’inquiéter et décide d’appeler la banque…En France. Argh la facture sera salée. On me dit que tout va bien sur ma carte et on me propose sans rire de me faire porter du cash au lieu de mon choix. Je décide de lâcher l’affaire mais juste par curiosité j’aurais du demander à ce qu’on m’envoie du fric au fin fond des highlands écossais. « Alors vous voyez juste après les moutons, au pied de la montagne bidule, au bord du loch chose, 3eme aire de repos à droite ». Sans déconner ca m’aurait beaucoup fait rire de voir un mec débouler avec mon pognon dans le trou du cul du monde. Bref Céline a sa carte ce n’est pas la fin du monde on va s’en sortir. 
Donc finalement, à Gairloch, on ne mangera pas. On trouvera des paquets de chips restant de notre promenade à Fort Augustus et des paquets d’Oreo de la même époque. Zuper ! Ceci dit ne noircissons pas le tableau Gairloch est apparemment une ville sympa, jouissant d’une très belle situation au bord de la mer. Si j’avais été moins énervé par mon histoire de carte et si les commerces avaient eu le bon goût d’être ouvert ca aurait pu être sympa.

Et c’est reparti en direction du village indien de Kinlochewe. La route est cette fois ci magnifique, nous passons dans une réserve habitée par des cerfs rouges en passant par le bord du Loch Maree et des petites iles au milieu d’une végétation luxuriante. Cerise sur le gâteau une montagne (le Ben Slioch) nous contemple de ses hauteurs avec chapeau de nuages. Super spectacle. Hélas nous arrivons à Kinlochewe sans avoir vu de cerfs rouge.

 Là se pose un dilemme, soit nous passons par une route soit disant superbe vers Fearnmore et Applecross soit nous coupons directement sur Torridon. Les yeux de chat Potté de Céline me font prendre la route d’Applecross, et un sentiment double m’habite. D’une part c’était la pire route que j’ai eu à faire en Ecosse, d’autre part c’était la plus magnifique route que j’ai à faire en Ecosse. Paradoxal non ? Pourtant la première partie de la route est une route « classique », une route de littoral, accidentée avec ses trop fameux « single track road with passing places » (je vous refais pas le topo vous avez compris de quoi il s’agit). Ca tournicote dans tous les sens mais ca donne une superbe vue sur l’ile de Skye et ses montagnes coniques. Joli donc mais un peu galère, du moins c’est ce que je croyais. Arrivés à Applecross, mignonne bourgade avec sa plage de sable rouge on se remet à la recherche d’un magasin quelconque pour manger. Nous suivons donc la flèche « shop à » jusqu’à tomber dans un cul de sac, manifestement on a du louper quelque chose.  Nous nous résignons donc à ne rien manger (encore !) et prenons du temps pour prendre en photos d’une part les cerfs rouges plantés là à brouter et d’autres part mes fameux taureaux des highlands qui nous offrirons cette fois leur plus beau profil au péril de la vie de Céline (j’en rajoute un poil…). L’heure est venue de se mettre en route, il doit être environ 14h et nous nous engageons sur une route nous accueillant avec un sympathique « Danger ! Très fort risque de neige sur cette route, interdit au caravanes ». Génial ! Nous étions au niveau de la mer et nous devons nous attaquer à une montagne de 626m. Je trouvais les single track roads étroites ! Pauvre fou que je suis, sur cette montagne on a à peine de quoi mettre les roues qui semblent touches les lignes des côtés. Evidemment comme toute bonne route de montagne qui se respecte, ca part en épingles en permanence, ca grimpe, ca a des ravins tout autour, j’ai rarement autant flippé de ma vie en voiture. A chaque instant je me voyais tomber dans le vide et là adieu Berthe. 
Arrivé au sommet, pas de vénérable (référence inside) mais une vue incroyable sur toute la région que nous venons de traverser. Dommage une fois de plus que le soleil ne soit pas plus au rendez vous, ca aurait été juste superbe. Et c’est parti pour la descente, descente qui s’effectue le long de la paroi de la montagne et qui nous fait passer dans un cirque juste hallucinant. On se sent ridicule devant ce spectacle de la nature. Une montagne superbement creusée, une rivière qui coule paisiblement au fond qui se jette dans le loch Carron juste au bout, et un crétin dans sa Ford Focus, arrêté au milieu de la route pour profiter du spectacle un peu plus. Donc si toi, voyageur du dimanche tu veux aller dans les Highlands, prévoit une ballade dans le Bealach Na Bo, tu te verras mourir toi aussi mais tu verras que le spectacle en vaut largement la chandelle (je m’emballe un petit peu là peut-être).

La descente terminée nous prévoyons de nous arrêter à Loch Carron pour trouver à manger dans une hypothétique superette. Nous tombons finalement sur un petit snack au bord du loch tenu par un petit vieux édenté qui nous feras deux bons burger et nous donnera un plan de notre prochaine destination, l’île de Skye. Sympathique bonhomme, comme l’ensemble des commerçants écossais que nous avons pu voir dans ce coin. Les autochtones semblent heureux de voir des touristes et quand je repense à Londres que nous avons quittés il y a seulement quelque jours, on se dit qu’il n’y a pas que des kilomètres qui séparent ces deux coins. Enfin nous avons pu manger quelque chose, il est 3 heures passé et on est crevés.  Il nous reste cependant un bout de chemin pour atteindre Kyle of Lochalsh (un bonbon à celui qui arrive à le prononcer du premier coup….et sans tricher…). On s’y retrouve finalement assez vite et nous choisissons l’auberge de jeunesse de Broadford sur l’île de Skye comme prochain point de chute.  Broadford n’est qu’a quelque kilomètre de là et nous avons juste à traverser le superbe pont qui relie Skye au « continent » et poursuivre pendant 10 minutes pour y être. Provisions faites pour le soir dans un supermarché (si si !) nous arrivons à notre Youth Hostel. Le gugusse est une fois de plus bien sympa et se trouve être bien désolé quand il nous apprend que ce soir ca sera lit superposé ou rien. J’en reparle dans un instant.

Juste le temps de déposer les affaires et nous repartons (vers 18h30) vers le Eilean Donan Castle, château bien connu pour tous les immortels fans d’Highlander ou tous les sorciers en herbe d’Harry Potter. Il s’agit en effet du modèle sur lequel est construit le célèbre Poudlard du second et il est le lieu de tournage du premier Highlander avec notre Christophe Lambert National. Manquer ce château aurait été impardonnable tant sa situation, plus que le château en lui-même est superbe. Le château est beau mais c’est surtout le spectacle que nous a offert le Loch Duich sur lequel il est posé qui nous a émerveillés. Les dernières lueurs du jour nous offraient un déluge de couleurs dans une ambiance typiquement écossaise difficilement explicable par des mots. Le mieux est encore de jeter un œil aux photos pour se rendre compte. Content de nous, nous repartons vers notre auberge bien décidés à….dormir…

Les lits superposés en décideront autrement et c’est une nuit abominable que nous passerons tous les deux, sur des matelas usés jusqu'à la moelle, une couette trop lourde qui étouffe quand on se met dessous etc…Autant dire que la préparation pour notre dernier jour de Road Trip n’était pas optimale. Je m’en rendrais compte demain, mais ceci, est un autre jour.

dimanche 25 avril 2010

Roadtrip dans les highlands : Part2: Le Ross et Carbisdale

Premier jour à proprement parler du Roadtrip nous nous mettons en route vers 9h en direction de la ville d’Ulapool (B). Notre objectif du jour est un tour dans le nord-est des highlands. Voici la carte du trajet du jour. La route nous réservera un paquet de décors différents, profitons en on n’aura pas toujours cette chance… Premier type de décor jusqu’à la ville de Garve approximativement : des prés et beaucoup de verdure. J’avoue que je m’attendais à ce genre de paysage pendant l’ensemble de notre ballade. J’ai pas été déçu, on y reviendra.  Passé cette ville c’est un désert qui apparait devant nos yeux, pas un désert de sable comme un Sahara, ni même un désert rocheux comme un ouest américain, un désert plus proche d’une toundra. Un décor visuellement très sec avec comme seule végétation des plantes grasses aux teintes brunes et une très forte concentration de roches. C’est donc la surprise lorsque l’on se trouve au milieu de cette végétation avec en seule point de mire des énormes montagnes et la seule route, serpentant au milieu de cette vaste étendue. Le premier réflexe est évidemment de s’arrêter pour prendre des photos de cet endroit insolite. On trouve assez facilement des points pour se garer sur les routes écossaises, que ca soit des aires de parkings (qui se résument a des excroissances de la route sur le côté, on est loin des aires de repos françaises) ou des entrées d’habitations (?!).

Après quelques photos nous reprenons notre route. Lors d’un coup d’œil dans le rétro je me rends compte que nous sommes suivi par une bande de 5 ou 6 motards sur des Harleys, casque vintage sur la tête et bandanas décorés en forme de bouches de cranes sur la partie basse du visage. Ils n’étaient pas là l’instant précédent et c’est donc avec surprise qu’on les retrouve à rouler a 2m de nous au même rythme que nous. Soudain et comme ca arrive souvent en Ecosse on entre dans une petite bourgade (difficile d’appeler une ville un regroupement de 4 pauvres maisons désolé) la limite de vitesse tombe a 40 miles/h. En vieux français un peu boulet et je l’avoue un peu inquiet par la vision des motards dans mon retro je mets un peu de temps à réduire ma vitesse. Immédiatement je me rends compte que les motards aux, ont respectés scrupuleusement la limitation de vitesse et je les aperçois au loin dans mon rétro. Cette anecdote un poil pénible j’en conviens me permet de rebondir sur un aspect vraiment étonnant de la conduite en Ecosse, les gens ont le respect des limites de vitesse dans le sang. La vitesse limite dans nos route de campagne était de 60 miles/h, dans les villes 40 voir 30 miles à l’heure. Il est stupéfiant de constater que TOUS les automobilistes en entrant dans une agglomération adaptent leur vitesse aussi sec. Je ne sais pas si la répression des délits de vitesse est particulièrement sévère là bas (et donc qu’il ne s’agit ni plus ni moins que d’une peur du gendarme) ou si tout simplement les gens sont très disciplinés toujours est-il que pour moi français, voir ces gens est un véritable exemple que, je le confesse, j’ai eu du mal à suivre.
On continu notre route en longeant un mini ruisseau qui débouche très vite sur un énorme barrage contenant la puissance du Loch Glascarnoch. La vue de cet énorme loch au milieu de ce désert est une fois encore assez insolite. D’autant plus insolite qu’a proximité de ce loch les montagnes sont encore enneigées.  Encore un paysage grandiose, encore un arrêt sur le côté et encore des photos, et nous voilà repartis. Première étape de notre périple du jour la ville d’Ullapool, que nous atteignons au bout de 2h de route.  Notre guide fait mention d’un « charmant port de pêcheur » et d’un « centre touristique idéal ». On va dire qu’on y était pas à la bonne époque alors… La seule chose que nous avons vue est effectivement un port à l’odeur de poisson avarié et un village particulièrement mort. L’occasion de prendre encore quelques photos rapides et on se remet en route.

Une heure plus tard nous arrivons à Ardvreck Castle, une ruine d’un ancien château du clan McLeod apparemment hanté par deux fantômes. Nous n’aurons pas vu de fantômes mais seulement plusieurs cadavres de moutons autour et dans le château. Etrange et particulièrement glauque, l’odeur qui se dégageait de la scène était en plus particulièrement fétide. La ruine en elle-même est très belle bien qu’il ne reste finalement plus grand-chose. Il s’agit en tout cas d’un des châteaux que je tenais à voir dans notre voyage. C’est chose faite, dommage pour les fantômes par contre, on pourra scruter nos photos à la recherche d’un spectre, hélas (ou pas d’ailleurs) rien n’apparaitra.

Nous faisons une croix sur Lochinver et prévoyons de prendre une autre route pour aller sur Drumbeg. Premier contact avec ce qui deviendra les très fameuses « single track road with passing places ». Il s’agit ni plus ni moins d’une route d’une seule voie à double sens de circulation avec ces passing places, boursouflures de route permettant de se dégager lorsque l’on croise une autre voiture. A cette route déjà peu sympa s’ajoute un relief particulièrement agressif avec son lot de ravins de part et d’autres de la voiture.  Courageux je fais demi-tour, tant pis pour Drumbeg, pas envie de mourir pour ca. Si j’avais su que cette route serait du pipi de chat comparé à ce qui m’attendait j’aurais peut-être continué, je l’avoue avec le recul. 

Nous arrivons donc un peu plus tard du côté de Durness(D). Nous tombons sur de véritables plages de sables typiquement bretonne (ou normande), très sympathique pour y faire une petite pause. On passera aussi à l’entrée de Smoo cave sans y entrer. Il s’agirait apparemment d’une grotte creusée par un loch qui voulait manifestement absolument se jeter dans la mer. Une partie est faisable à pied, une autre en bateau pour remonter jusqu’au loch en question. L’entrée de la cave était cependant une vraie décharge qui ne donnait pas franchement envie de s’y aventurer.  Qu’importe il nous reste encore de la route pour atteindre notre étape du soir (et dernier hôtel réservé à l’avance du séjour), Carbisdale Castle (G). Nous prenons donc une route qui retourne dans l’intérieur des terres à Tongue (E).  Erreur ! 2h de single track with passing machins m’attendais au milieu d’un paysage désespérément vide. Céline crevée, commençait à piquer du nez, il était hors de question pour moi de perdre un instant de concentration sur cette route à la gomme. Je crois que j’ai alors passé le plus mauvais moment de mon voyage. Rien pour se changer les idées, le décor est toujours le même, dès qu’on a la mauvaise idée de tourner la tête pour regarder le paysage, dès qu’on revient à la route une voiture arrive à contre sens et c’est parti pour se coller dans un passing place. 2h comme ca, je vous assure que c’est long !
Enfin nous arrivons à proximité de Carbisdale. Le château est comme sur les photos et la lumière de la journée qui se termine ajoute encore plus un côté inquiétant au château. Pas de doute de loin il en impose. Arrivés sur le parking de l’hôtel on se rend compte que l’on est complètement seul dans cet immense château. On passe à la réception qui nous remet la clé de notre chambre et c’est parti dans un dédale de couloir digne de la maison qui rend fou d’Asterix. Monter n’a pas encore été le plus gros souci, la chambre se trouvait en haut d’une tour du château, on avait donc une très belle vue, mais il n’y avait qu’un lit superposé dans la chambre. Céline pas franchement rassurée à l’idée de dormir dans cette configuration dans un grand château inquiétant a pour le coup carrément pâlie. La redescente à la réception fût pour le coup beaucoup plus complexe, nous nous sommes perdus dans les couloirs, au point de tomber sur des portes pleines de sens interdits, la porte de la chaufferie etc etc… Il nous faudra bien 5 minutes pour retrouver notre chemin à la réception et demander une autre chambre un peu mieux configurée. Nous aurons donc une suite parentale, seule chambre de l’hôtel à avoir un grand lit. Vu le monde effectivement on pouvait avoir la chambre que l’on voulait. Comme pour la voiture ce surclassement ne nous coutera rien. Nous prenons en supplément deux « diner » et repartons nous balader autour du château avant l’heure de manger. En revenant on se rend compte que des voitures sont arrivées et que nous ne serons pas seuls dans le château pour la nuit. Tant mieux. Nous serons au moins 6… On arrive vers 19h devant la salle de restaurant pour dîner…seuls… puis nous retournons dans notre chambre. Il ne nous faudra pas bien longtemps pour tomber de sommeil.

samedi 24 avril 2010

Roadtrip dans les highlands : Part2: Le Loch Ness

Today is the day selon la formule consacrée. Aujourd’hui c’est le début de notre roadtrip. Mais pour ca il faut encore prendre l’avion et donc, ce que l’on a vécu le premier jour dans un sens, il faudra le vivre une deuxième fois dans l’autre sens. Je vous la fait en abrégé : Gatwick express (16£ par pers. ARGH), arrivée à Gatwick à 10h45, Decollage à l’heure à 12h45, arrivée à Inverness en Ecosse à 14h05.

Le premier contact avec Inverness va se faire en deux temps. Le premier, à la descente de l’avion l’aéroport est petit, et aucun guichet Hertz à l’horizon. Ca commence bien. Je vais demander à un gugusse d’un autre organisme de location de voiture qui me confirme que Hertz n’a pas de bureau dans l’aéroport mais qu’un mec fait la navette entre l’aéroport et le guichet Hertz. Il me montre une voiture en train de partir en me disant que le type de Hertz est dans cette voiture qu’il va revenir, il faut juste attendre. Bon. Allons attendre dehors sous une pluie fine, et comme je le disais le premier contact est qu’il fait diablement frais par ici. Le deuxième contact se fera avec notre ami Gérard (appelé comme ca par Céline puisqu’il ressemble à Gérard Jugnot) responsable de la navette Hertz. Première phrase échangée avec lui en anglais je trouve que c’est louche. Son accent ne colle pas avec ce que j’entends autour de nous. Et pour cause, notre ami Gérard est un francais expatrié en Ecosse pour, comme il nous l’expliquera le dernier jour) pouvoir bosser parfois 70h par semaine s’il le veut, gagner beaucoup plus et payer moins d’impôts qu’en France. Je ne m’imaginais pas que l’Ecosse était un coin fiscalement intéressant. Bref, Gérard nous conduit au guichet Hertz où nous serons surclassés sans avoir demandé quoi que ce soit. En lieu et place de notre Fiesta nous aurons une Focus. Choc des cultures oblige au moment de prendre le volant je me dirige machinalement à gauche, Céline à droite avant de nous rendre compte de notre erreur sous le regard hilare de notre ami Gérard. Première prise en main de la voiture compliquée, les rétros de deux voitures dans la rue sortant de chez Hertz se rappelleront d’ailleurs de ma première expérience avec une voiture anglaise. Toutes mes confuses auprès de ces gens qui ne me reverront plus jamais.

Une fois ces rétros arrachés, il est temps de rouler à gauche, de prendre les rond point en sens inverse, de passer les vitesses à sa gauche, bref autant dire que le début est galère. Céline passe son temps à hurler que je suis trop à gauche et que je frôle les voitures garées sur le bord, il faut dire qu’elle était aux premières loges pour voir le coup des rétros. Difficile pour moi d’accepter ces remarques quand j’ai vraiment l’impression que je vais toucher la moindre voiture qui me croise par la droite. Heureusement on sort très vite de la ville d’Inverness pour se diriger vers notre première destination le Loch Ness. Une fois sorti de la ville il n’y a plus rien, le pays semble vide.

Quelques courtes minutes après le Loch Ness apparait sur notre gauche. Des aires de parking sont placées tout le long ce qui permet de s’arrêter prendre des photos sans rester au milieu de la route. Que dire sur le Loch Ness. Finalement il ne s’agit que d’un lac qui ne doit sa réputation qu’aux hallucinations d’un moine au VIIIe siècle. Pour autant ca fait quelque chose de se retrouver au bord de quelque chose qui fait partie des mythes depuis qu’on est gosse. Comme il est encore un peu tôt on se décide à longer le Loch Ness jusqu’au bout. Etonnant lac de plusieurs kilomètres de longs pour seulement quelques mètres de large. Tout le long de la route on se rend compte de la portée touristique de ce bon vieux Nessie, il y aura tout, musée du monstre, hotel du monstre, nurserie pour monstre, croisière pour voir le monstre, monstre en plastique, en carton, en ferraille, bref il est partout . On a l’impression, sans doute à raison que l’ensemble de la région vis sur ce mythe. Et encore des monstres on va en bouffer pendant toute la journée.

A peu près au milieu du Loch Ness on aperçoit Urquhart Castle. On décide de s’arrêter prendre quelques photos. Hélas la visite des ces ruines est payante (11£). Considérant qu’un prix aussi exorbitant relève purement et simplement d’un vol, on se contentera de photos de loin. Avec le recul je ne regrette pas du tout ce choix, nous aurons l’occasion de voir de plus beaux châteaux et gratuitement.

Au bout du Loch Ness nous tombons sur la ville de Fort Augustus (B sur la carte). Mini bourgade construite sur une écluse. Une supérette à le bon gout de se trouver ici, idéal pour acheter à manger et pour le petit dej du lendemain. Une fois rassasiés on se remet en route le long du loch Ness jusqu'à notre auberge de jeunesse située au bord du Loch (C sur la carte). Bonne surprise notre chambre aura d’ailleurs une vue plongeante sur le Loch. Il nous suffisait d’ouvrir la fenêtre pour entendre le clapotis du Loch. Le contraste avec le bruit et l’excitation de Londres se fait immédiatement sentir. Ici, on se sent seuls au monde et c’est un réel plaisir. On en profite pour sortir sur la « plage » privée de l’hôtel, je met plage entre guillemets étant entendu qu’il est impossible de se coucher ou de marcher pied nus sur des cailloux tranchants comme des rasoirs. Marcher sur les galets niçois est, à côté de cette expérience, une véritable promenade de santé. Qu’importe, le temps ne nous permet de toute façon pas d’imaginer une seconde s’allonger ou se baigner, on se contentera de se promener le long. Tout est sauvage autour et assez peu entretenu par l’homme. On se décide à sortir de l’auberge pour chercher de quoi manger ce soir, on se retrouve donc dans une « ville » complètement fantomatique. Google m’annonce qu’il s’agit de Drumnadrochit. Content de l’apprendre, en tout cas il n’était fait nulle part mention de ce nom. On se retrouve dans une superette particulièrement glauque tenu par des gens patibulaires. On ne va pas s’éterniser, on prend ce dont on a besoin et on quitte les lieux au plus vite. Retour à l’hotel, nouvelle promenade sur le bord du Loch Ness pour essayer de capturer les belles couleurs du soir avant de regagner notre chambre. Demain on a de la route à faire.

vendredi 23 avril 2010

Roadtrip dans les highlands : Part1: Londres

Le moins que l’on puisse dire c’est que ce premier jour aura été bien rempli. On aura, en une journée, vu tous (ou presque) les coins les plus importants à voir lors d’une ballade à Londres. Céline n’étant jamais allée à Londres elle a pu faire un bon tour d’horizon de la ville. Aujourd’hui on va essayer d’y aller plus tranquillement, on a encore quelques quartiers que l’on voudrait visiter mais on consacrera plus de temps au shopping.

Après une nuit agréable dans notre boîte (malgré le léger bruit des métros qui passaient manifestement sous l’hôtel) nous voilà debout à 9h et prêts à partir à 10. Direction ce matin le quartier de Notting Hill. Le quartier change énormément de ce que l’on a pu voir la veille. Une espèce de banlieue chic, ou il fait bon vivre qui ne transpire pas l’excitation du centre de Londres. Le quartier m’inspire un peu le quatier Latin à Paris. Un lieu un peu bobo, avec pas mal de boutiques culturelles (cds, livres) et beaucoup de boutiques alternatives avec des fripperies, des boutiques branchées etc…

Un petit détour a Starbucks avant de commencer la visite s’impose et c’est parti pour la visite des boutiques vintages (vieux vêtement de marques pas donnés, même d’occaz) et de musique. La promenade est agréable, c’est une bonne mise en jambe avant de retourner affronter le monstre londonien. Retour ensuite du côté d’Oxford Street, pour passer plus de temps pour les boutiques fashions repérées hier (énorme New Look, gigantesque Topshop etc…). Dans l’ensemble je trouve les prix assez élevés et pas franchement intéressant par rapport à la France. Attention en plus à ne pas tomber dans le panneau de la conversion £/€. Ces superbes chaussures qui vous font de l’œil à seulement 60£ sont elles vraiment alléchantes une fois remises en Euros ? La réponse est assez souvent non.

Direction ensuite Barwick Street présenté comme étant la rue des collectionneurs fans de musique. Première impression, ca ressemble un peu à, la rue de la roquette en France, plus exactement la perpendiculaire juste avant les furieux dont le nom m’échappe. Les cds sont dans l’ensemble assez vieillots et les prix oscillent autour de 7£ le cd d’occaz. Autant dire pas terrible quand on voit les offres agressives d’un grand magasin comme HMV pour du neuf (les prix entre 5 et 8£ ne sont pas rares). Retour sur Shaftensbury et direction Monmuth Street présentée cette fois comme la rue pour se trouver des chaussures. Autant dire que Céline ne pouvait pas ne pas y aller. Résultat, c’est moi qui aie acheté des docs et elle n’a rien trouvé. Il faut avouer encore une fois que les prix ne sont pas vraiment intéressants et comme nous étions très limités en place dans nos « bagages à main » il ne fallait pas trop se laisser aller. On est tombé sur un petit centre commercial avec un magasin japonais plein de grigris qui plaisent tant à Celine. Des tonnes des carnets, de gommes de trucs tous plus inutiles les uns que les autres en fait. On finit notre descente sur Covent Garden avant de bifurquer vers Leicester square pour se faire un buffet à volonté Pizza Hut pour un prix très abordable (7£ par tête).

Toujours dans notre quête de vêtements vintages qui font la réputation des londoniens, direction Commercial Street à la station Liverpool Street pour trouver les magasins où des Pete Doherty et autres Katy Perry ont manifestement leurs habitudes. La commercial street en elle-même est très pauvre et particulièrement glauque. L’impression de pauvreté est encore plus choquante que l’on aperçoit la City et ses grands buildings à quelques mètres seulement. Les friperies sont minables, avec des vetements usés jusqu’à la corde pour des prix complément ahurissants. Effectivement si on est friand du style clodo des deux artistes précédemment cités on pourra peut être y trouver son bonheur. Perso je ne conçois pas un instant de payer 20 ou 30£ des épaves tout juste bonnes à être transformées en torchons pour nettoyer les chiottes. On décide de sortir de ce coin et le hasard nous a fait passer par une petite rue qu’on pourrait croire bloquée dans les années 20. Tout y était, maisons en briques sales, rues pavés, vieux débris et enfants en uniforme d’un autre temps. Contraste encore une fois spectaculaire puisqu’il nous a suffit de tourner à gauche pour tomber sur une grande place au milieu des grattes ciels de la City. Grande place qui aurait tout à fait sa place à la Défense par exemple. On aperçoit au loin un gratte ciel en forme d’œuf, nous décidons donc de nous approcher et nous voila au pied du 30 st Mary Axe. Pas moyen de regretter notre ballade, cet immeuble est tout simplement étonnant. On se remet en route en direction de la station de métro Bank pour atteindre la station Knightsbridge, où se trouve le célèbre grand magasin: "Harrod’s".

Le contenu du magasin est dans l’ensemble assez classique, à côté des grigris à l’effigie de la marque se trouvent les incontournables parfums, rayons mode etc. Rien de plus que des Galeries Lafayette selon moi. Seule différence le décor du lieu est somptueux. Un décor égyptien avec son lot de statues, de hiéroglyphes, vraiment surprenant. La fontaine en hommage à Diana au rez-de-chaussée est d’un kitsch absolu, vous m’en voudrez pas de pas y revenir plus longuement malgré l’intérêt qu’elle semblait susciter chez les touristes, englués autour à se prendre en photo devant etc... Direction ensuite Hyde Park prendre en photo les écureuils apprivoisés. Etonnant de voir ces bestioles s’approcher sans trop de crainte à attendre manifestement que de la bouffe tombe des mains de ces grands bipèdes maladroits.

Une fois le soir arrivé, retour à l’hôtel vers 19h. Cette fois on a le courage de ressortir le soir, histoire de prendre le gros Benny en photo de nuit.

Vers 20h on se jette donc une nouvelle fois dans le métro direction Westminster. L’eye of London est magnifique dans la nuit et Big Ben est très bien éclairé. Une belle façon de finir nos deux jours londoniens. Retour à la gare Victoria vers 21h40, on s’achète une boite de sushi (plateau à faire soi même) qu’on ira manger dans notre boite-chambre.

Il est temps d’aller se coucher, demain à la même heure on sera dans les highlands.



jeudi 22 avril 2010

Roadtrip dans les highlands : Part1: Londres

Après une semaine de questionnements intenses sur notre capacité ou non à partir suite à l’éruption d’un volcan islandais, nous nous présentons à l’aéroport de Nice ce matin sans réellement savoir si on allait pouvoir embarquer. Certes les vols de la veille s’étaient bien passés mais rien n’était réellement acquis. Il est donc 8h lorsque l’on arrive à l’aéroport, chargés de nos deux bagages à mains. Après un test de nos valises dans les gabarits EasyJet nous partons à l’enregistrement. Le départ pour Londres Gatwick se fait sans encombre vers 9h30 pour une arrivée sur place vers 10h30 heure locale.

Première mission trouver le Gatwick express, soit le train assurant la liaison entre Gatwick et la gare Victoria. Pas franchement difficile quand on sait que l’aéroport de Gatwick est plein de pubs pour ce fameux train. Après un premier arrachage de bide (16£ par personne le billet Gatwick-Victoria) on monte dans le premier train venu en direction de Victoria. Pas de bol il ne s’agit pas du Gatwick Express mais d’un vulgaire train de banlieue pas franchement équipé pour recevoir une foule en délire avec ses bagages sur le dos. Bref, le trajet se fait les valises sur les genoux. Heureusement une demi-heure ca passe vite. Le sang finit par nous manquer dans les jambes à notre arrivée à Victoria. Après un Frappucino Moca dans le premier Starbucks venu il est temps de trouver l’hôtel pour y déposer nos bagages.

On trouve avec assez peu de difficultés l’Easyhotel Victoria situé au 36 Belgrave Road. A notre arrivée à 11h30 devant l’hôtel on nous annonce que la chambre est prête mais que pour un early check-in (comprenez avant 15h) ca sera 10£ de plus. Même si ca sent un poil l’arnaque (payable uniquement en liquide je trouve ca louche) on n’a pas vraiment le choix et voilà déjà plus de 40£ dépensés en seulement 35 minutes. A ce train la les vacances vont être sacrément chères… La découverte de l’Easyhotel se fait avec humour. Certes je savais que j’avais réservé une chambre sans fenêtre mais là…Il faut s’imaginer une chambre minuscule occupée seulement par un lit (les placards, les tables tout ca faut oublier messieurs-dames), une salle de bain tellement petite que lorsque l’on est assis sur les toilettes nos pieds sont dans le bac de douche. Mais voilà pour 40£ la nuit en plein centre de Londres la chambre est certes spartiate mais fonctionnelle et surtout parfaitement propre. De toute manière on y est que pour dormir. Vu que la boite n’offre qu’une attraction temporaire on préfère directement se jeter dans la gueule du Londres. Le billet à la journée en poche (5£ par tête) nous voilà dans le Tube.

Première visite sur Oxford Street et ses boutiques fashion d’une autre dimension que les niçoises. Bershka, Zara ou Mango offrent des espaces modernes et immenses pour dépenser ses pounds. Petit détour par HMV pour s’acheter des CDs de pop anglaises à bas prix et nous voilà parti sur Regent Street. Au cours de la ballade on tombe sur un magasin de jouets hallucinant Hamleys (apparemment une institution londonienne, jamais entendu parler). Le nombre d’employé au mètre carré en train de faire l’idiot pour amuser le chaland est incroyable. Une dame nous collera un sticker assez vilainement décoré sur le sac, malgré nos protestations et nos « on est pressés là », une autre nous mordillera les cheveux avec une marionnette crocodile, bref c’est la foire. En tout cas un superbe magasin qui fait retomber en enfance. On y achètera d’ailleurs ce qui deviendra la mascotte de notre voyage, pour 4 malheureux £. Arrivés sur Piccadilly Circus et son bazar de bus dans tous les sens nous nous mettons en route pour St James Park. Un des parcs de Londres, pas le plus grand mais très agréable. De nombreux Londonien s’y prélassent tandis que les hommes d’affaires passent, tirés à quatre épingles d’un air affairé (logique en somme). On y passera quelques minutes le temps de regarder la carte et d’étudier notre parcours pour notre prochaine destination.

Nous arrivons donc au pied de Big Ben, symbole anglais s’il en est et nous mettons en route vers Trafalgar Square. On passera devant la forteresse qu’est le 10 Downing Street où une horde de flics armés jusqu’aux dents prouvent qu’il n’est même pas la peine d’essayer de passer. Dommage, j’aurais aimé voir cette fameuse porte. Arrivés à Trafalgar Square vers 14h et après avoir mangé un morceau, en route pour Tower Bridge, superbe pont qui enjambe la Tamise avec ses deux grandes tours. On repart en direction de Westminster, et on se met en route vers Buckingham Palace. Devant Lancaster house nous aurons la chance de voir de près les soldats de la garde royale et leur célèbre moumoute. Vraiment un travail impressionnant, on doit avoir le temps de réfléchir à sa vie. Buckingham palace est clos on aperçoit de loin d’autres moumouteux royaux, impossible donc d’aller en claquer cinq à la reine. On n’insiste pas on retourne chercher le métro à Hyde Park direction Picadilly.

Plus exactement direction Leicester square, notre prochaine destination pour aller boire un verre et se reposer les orteils. Une fois remis on se met en direction du fameux quartier de Soho. On passe d’abord par le China Town anglais avant de tomber dans un quartier bien glauque rempli de boutiques où s’acheter un gode-ceinture est manifestement une formalité si vous voyez ce que je veux dire… Un poil refroidis on redescend vers Picadilly sur Shaftensbury. Céline trouvera deux petites choses dans une boutique nommée Apricot, et on croisera un Rainforest café. Nostalgique de notre vie à Chessy on entre et on trouve la même peluche que celle achetée à Hamleys pour deux fois plus cher. On se jette dans le métro blindé et nous voilà de retour à notre boite-hôtel pour se reposer un peu. On avait prévu de ressortir le soir mais lessivés on a été prendre un Burger King qu’on a mangé comme des pouilleux sur un banc de la gare Victoria. Le peu de force repris nous permettra de retourner à l’hôtel boucler cette première journée marathon.

mercredi 21 avril 2010

Introduction

Salut à toi lecteur avide de voyages ou simple curieux qui a envie de connaître ma vie. D’abord qui sommes nous, moi-même, Hadrien 29 ans (en 2010) et ma chère moitié Céline, 29 ans de même. Nous avons ouvert ce blog d’une part pour faire profiter de notre expérience lors de nos différents voyages, d’autre part pour que nos proches puissent avoir un compte rendu aussi exhaustif que possible de nos voyages (certes le téléphone existe mais vous vous voyez envoyer des photos par téléphone vous ? Surtout de l’étranger…) et enfin tout simplement pour garder une trace sur cette fantastique chose qu’est la toile de nos voyages. A l’heure ou j’écris ces lignes, un premier voyage vient de se terminer (il fera l’objet des premiers billets de ce blog) et un autre est en préparation pour le mois de septembre, nous aurons bien le temps d’en parler. Je te souhaite une bonne lecture à toi qui me lis.